Nous avons tous et toutes de bonnes raisons de lutter de plus belle en cette année d’anniversaire. Du Mexique à la Pologne en passant par l’Algérie ou la Corée du Sud, les prolétaires de tous les pays relèvent la tête. Ils résistent en nombre aux attaques anti-sociales ou aux politiques réactionnaires. En France, c’est une nouvelle génération aguerrie lors des mobilisations contre la «loi travail» qui est prête à investir son énergie dans les batailles qui s’annonce.
Les oiseaux de mauvaise augure viendront nous rappeler que la barbarie a gagné du terrain en 2016 et présageront qu’elle va s’aggraver en 2017. Reconnaissons que l’actualité est particulièrement sombre : guerres impérialistes, attentats, reconduite de l’état d’urgence, plans de licenciement, racisme décomplexé… sans parler du «permis de tuer» accordé à la police et de l’élection de Laurent Baffie qui se profile en avril. Mais face à l’apocalypse que nous promet le capital, la peur ou la pitié nous condamneraient à la servitude à perpétuité. Puisque nous n’avons rien d’autre à perdre que nos chaînes, nous avons tout intérêt à chercher de nouvelles armes pour nous défendre et (re)prendre l’offensive. À sa modeste échelle, ce nouveau journal se veut une contribution parmi d’autres visant à répondre à cet objectif. Vous y retrouverez des thèmes qui nous tiennent à cœur tels que la solidarité internationale, l’auto-organisation des luttes, le féminisme matérialiste et plus généralement les initiatives contre le système capitaliste.
Si notre but est de rassembler et d’organiser des forces révolutionnaires pour construire la victoire finale, Jusqu’ici se veut aussi et en premier lieu l’écho de nos pratiques au quotidien. Car au-delà du clin d’œil historique, gardons à l’esprit que les chemins qui conduisent au communisme ne sont pas tracés d’avance, qu’il s’agit d’une bagarre qui se mène tous les jours, que la première ligne du front de la lutte des classes se dessine là où commence l’exploitation… dans sa boîte, à la maison ou dans la rue.

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