Galères #1 – Pôle Emploi & déboires de l’inscription

Alala Pôle emploi. Cela faisait deux ans que j’avais quitté la case chômeur. Quand j’ai signé en septembre pour ce job à temps partiel je me suis dit : « tiens si je me ré-inscrit je vais peut être avoir un complément ». La simulation en ligne le confirme. Le formulaire est complété. Je suis serein, heureux d’avoir surmonté avec autant d’aisance la partie la plus fastidieuse de la démarche d’inscription. Quinze jours passent. Un courrier arrive la troisième semaine me demandant d’envoyer un RIB pour le paiement. Je l’ai déjà donné, évidemment. Mais comme rien ne m’arrête je répond avec un nouvel exemplaire. Fin du mois. C’est l’actualisation mensuelle. Pourtant le 10 du mois suivant aucune indemnisation n’a été virée. Nouveau courrier aux alentours du 15 octobre. Pôle emploi me demande de confirmer que le numéro de mon compte en banque est bien celui noté en bas de page. Comme si j’allais donner le RIB de la voisine….Je garde mon calme et confirme l’information. 15 jours plus tard je n’ai pas de nouvelles mais je procède consciencieusement à l’actualisation. Et comme pour le deuxième mois consécutif je ne reçois aucune indemnité je leur téléphone. On me répond que le calcul est toujours en cours et que cela ne saurait tarder. Après l’actualisation de fin novembre je guette les nouvelles sur mon « espace virtuel en ligne ». Une note est apparue. Je dois leur faire parvenir mes bulletins de salaires. J’ai un délai d’un mois après chaque actualisation. C’est la panique. Cela fait trois mois que je suis inscrit et rien jusqu’ici ne stipulait une telle démarche à effectuer. Après plusieurs coups de fils et échanges de mails, ma conseillère dissipe mes craintes. Je serai finalement indemnisé rétroactivement le 15 décembre soit 4 mois et demi après l’inscription. La longueur et la complexité de la procédure fait partie intégrante du processus d’inscription. J’ai tenu bon mais je sais qu’une partie importante de celles et ceux qui pourraient percevoir des droits abandonnent en cours de route.

Extrait du Jusqu'ici numéro 1